Maurice
Edmond SAILLANT dit CURNONSKY (1872-1956)
Il
naît à Angers en 1872, sa mère en meurt et
son père l'abandonne. Il sera donc élevé par
sa grand-mère. A 18 ans il monte à Paris
pour préparer Normale Supérieure mais il est
attiré par le journalisme. IL veut se
trouver un pseudo et l'amitié franco-russe
étant au goût du jour, il choisi Curnonsky,
de "cur" en latin qui veut dire pourquoi et
"non" qui signifie "pas" .
En
1914 ce pseudo lui vaudra d'ailleurs d'être
arrêté et incarcéré quelques jours comme
"espion russe".
Il
écrit dans divers journaux et va devenir
entre autre un des "nègre" de Willy, le
premier mari de Colette.
Curnonsky est connu pour son appétit et sa
taille (1m85 et 120 kgs).
Il
mettra finalement son talent d'homme de
lettres et son solide appétit au service de
la gastronomie et entreprend avec son ami
Marcel Rouff la rédaction d'une série de
brochures sur la cuisine régionale et les
meilleures tables de France.
En
1927, la revue "le bon gîte et la bonne
table" organise un référendum pour élire le
"prince" des gastronomes. Curnonsky est
choisi. Il est invité de dîners en
réceptions et rempli ses fonctions avec une
merveilleuse bonne grâce.
Parallèlement il poursuit son oeuvre
littéraire et gastronomique. On lui doit
"les recettes des provinces de France" avec
A de Croze en 1933 et "les fines gueules de
France" avec P. Andrieu en 1935. Il fonde
également "l'académie des gastronomes" en
1930, dont il sera d'ailleurs le premier
président. Tous ses membres dont Édouard de
Pomiane, Maeterlinck, Paul Reboux, le
marquis de Polignac, Justin Godart sont des
gastronomes avertis.
Il
pratique volontiers l'aphorisme à la manière
de Brillat-Savarin qu'il admire beaucoup
mais il cherche surtout à redonner du
prestige à la cuisine bourgeoise et
provinciale par opposition à la
sophistication de certains grands
restaurants parisiens.
Il
lit énormément et a une mémoire fabuleuse.
Curnonsky refuse d'associer son nom à la
moindre publicité. Il a ainsi repoussé des
fortunes.
En
1939 il quitte Paris et s'installe en
Bretagne dans une auberge tenue par une
vieille amie, à Riec-sur-Belon. C'est une
très bonne cuisinière que Curnonsky a
découverte lors de vacances. Il dit et écrit
tout le bien qu'il pense de sa cuisine qui
devient un haut lieu de la bonne chère. Il
restera chez elle jusqu'à la fin de la
guerre et y rédige une partie de ses
souvenirs.
Après la guerre, il regagne son appartement
parisien et reprend ses activités de
journaliste.
Le
22 juillet 1956 il tombe par la fenêtre de
son appartement et meurt, désarticulé, sur
le trottoir. Il allait avoir 84 ans.
Il
connut jusqu'a sa mort une gloire sans
partage et fut reçu dans tous les hauts
lieux de la gastronomie.
(Source Wikipedia)
Pierre
SCIZE (1894-1956)
Pierre Scize, de son vrai nom Michel-Joseph
Piot, né en 1894 à Pont-de-Chéruy, mort
accidentellement à Melbourne (Australie) en
1956, fut un grand journaliste français au
talent prolifique et éclectique.
Sa
vocation première le conduisant vers le
théâtre, il prit des cours au Conservatoire
de Lyon dès 1912. Mais dès les premiers mois
de la Première Guerre mondiale, un obus
ennemi allait l’amputer totalement du bras
gauche et mettre un terme brutal à ses
projets de scène. Après une longue
convalescence, il retrouva le front des
opérations avec le titre de régisseur du
Théâtre aux Armées.
Le
metteur en scène et comédien Jacques Copeau
ayant eu l’occasion de le remarquer, lui
proposa après l’Armistice de le suivre, dans
le même emploi, à New York pour une longue
tournée d’après-guerre qui se révéla
triomphale. À son retour, Michel-Joseph Piot
(il n’était pas encore Pierre Scize) eut
l’idée d’écrire le récit de ce voyage, ce
texte tomba sous les yeux du directeur du
journal L'Œuvre, qui proposa de le publier.
Ainsi notre homme naquit-il au journalisme.
La
naissance de son pseudonyme est originale.
Le grand journaliste Jean Piot (aucune
parenté mais beaucoup d’amitié) écrivait
déjà à L’œuvre. Un des deux Piot devait donc
trouver une autre signature. Le sort tomba
logiquement sur le plus récemment entré au
journal. Un jour qu’il flânait sur le vieux
quai Pierre Scize à Lyon, Michel Joseph se
dit qu’il pourrait en faire un prénom et un
nom. Car à l’origine, le quai Pierre Scize
ne devait rien à un homme mais signifiait un
lieu dit : la « pierre sciée » (rocher
fendu, peut être par la foudre, au Moyen
Âge) sciée se transformant en scize en vieux
français, mot sans doute issu lui même du
latin scitus (scié). Le quai s’appelait donc
peut-être à l’origine « quai de la pierre
scize ». C’est sans doute le seul exemple
qu’un homme prenne le nom d’un quai au lieu
de le lui donner.
Après L’Œuvre, puis Bonsoir, Maurice
Maréchal, fondateur et directeur du Canard
enchaîné, allait s’attacher le talent déjà
reconnu de Pierre Scize. Mais en 1933 ce
dernier allait être spectaculairement
congédié de l’hebdomadaire satyrique. Son
crime ? Il venait de recevoir la Légion
d'honneur, décernée à titre militaire pour
le bras laissé au champ d’honneur. Or tout
rédacteur s’engageait à refuser toute
décoration officielle décernée à titre
professionnel ou purement honorifique, ce
qui n’était pas le cas en l’occurrence. Mais
le Canard ne pouvait commencer à accepter
les exceptions. Cette rupture, largement
commentée, allait faire date dans l’histoire
de la presse française du XXe siècle.
Pierre Scize travaille alors pour Candide
(critiques cinéma et théâtre) et pour Paris
Soir, où ses grands reportages aux quatre
coins du monde élargissent sa notoriété. La
Seconde Guerre mondiale le retrouve à Lyon,
ville de toute sa jeunesse. Il y entre très
vite dans la Résistance, non armée mais
littéraire (nombreux articles dans la presse
clandestine et organisation de réseaux de
pensées, tous dirigés contre l’occupant) et
tisse un réseau d’amitié et de réconfort,
matériel autant que moral, avec l’équipe
rédactionnelle du Figaro, le quotidien
national s’étant volontairement sabordé le
jour de l’entrée des Allemands dans Paris et
ayant promis à ses lecteurs de ne reparaître
que le jour où la France se serait libérée
du joug de l’occupant.
Ce
jour venu, Pierre Scize est tout
naturellement invité à rejoindre le Figaro,
redevenu un journal libre et parisien. Il va
alors aborder un genre nouveau pour lui : la
chronique judiciaire. Il couvre les grands
procès de l’épuration, ceux de Pétain, de
Nuremberg, du docteur Petiot, plus tard ceux
de Marie Besnard, de Gaston Dominici (voir
Affaire Dominici) et tant d’autres, comptes
rendus judiciaires qui en font vite le
premier chroniqueur de son temps, ainsi que
le diront de glorieux successeurs, tels que
James de Coquet ou Frédéric Potecher.
Parallèlement, il publie dans le Figaro de
grandes enquêtes sur les problèmes de
société de l’Après-guerre.
Mais
il va donner encore de nouvelles preuves de
son éclectisme. En 1953, Pierre Brisson, le
directeur du Figaro lui propose comme un
amical pari d’écrire sur le Tour de France !
Or, à part de l’alpinisme au temps de ses
deux bras, il n’a jamais pratiqué le moindre
sport. Mais il accepte et va écrire, trois
étés durant, de savoureuses chroniques sur
l’ambiance et les à-côtés du Tour, laissant
bien sûr la partie purement sportive de la
grande épreuve cycliste à des confrères
spécialisés. Ce genre assez nouveau dans la
presse va inspirer au grand romancier
Antoine Blondin vingt ans d’extraordinaires
chroniques dans L'Équipe.
En
1956, Pierre Brisson demande à Pierre Scize
de partir pour Melbourne et d’écrire sur les
Jeux olympiques le même genre de chroniques
que sur le Tour. Là encore, il va relever le
défi. Mais le dernier jour des Jeux, à
l’heure même où Alain Mimoun remporte la
médaille d’or du marathon, Pierre Scize est
renversé par une voiture et décède un peu
plus tard à l’hôpital, à l’âge de 62 ans.
En
dehors de sa considérable production
journalistique, Pierre Scize a laissé
quelques romans (Gens des Cimes, Pernette et
son amour, Le plus bel ivrogne du quartier,
La belle de Cargèse, L’or du temps), des
essais et des récits (Lyon dans les Chaînes,
Aux vendanges de Bourgogne, Rencontrés sur
la route, Vingt Dieux de République,
biographie libre de Georges Clemenceau, Au
grand jour des Assises) et des pièces de
théâtre (Dormez-vous ?, Gens de la Lune ).
(Source Wikipedia)
André
BERRY (1902-1986)
André Berry est né à Bordeaux le 1er août
1902 et décédé à Paris le 7 octobre 1986. Il
est enterré à Quinsac (Gironde). Fils d'un
cadre de la Compagnie Transatlantique, il
fit ses études au lycée Rollin puis
Condorcet. Licencié en anglais, il fut
professeur à Charlemagne, Voltaire et
Saint-Louis à Paris.
Il
écrit à propos de Quinsac : "Votre modeste
cité, faisant de moi son citoyen d'honneur
m'a fait un honneur et un plaisir très
grands (...) tant il est vrai que le sol
qu'ont foulé nos premiers pas reste pour
chacun de nous un sol sacré, magique, dont
les fleurs, dont les fruits ont plus de prix
à nos yeux que toutes les autres fleurs, que
tous les autres fruits."
En
1957, il est le lauréat du Grand prix de
Poésie de l'Académie française.
(Source Wikipedia)
Julien
PAVIL (1895-1952)
Fils
du peintre Elie Anatole PAVIL, julien PAVIL
(1895-1952) fut un illustrateur, un
dessinateur humoriste et un affichiste. Il
illustra plusieurs livres entre 1929 et
1945. Il travailla pour de nombreux journaux
illustrés : “la baionnette”, “cinémonde”,
“Fantasio”, “frou-frou”, “Paris midi”,
“Paris soir”, ... Il fut aussi, un temps, le
secretaire de la commune libre de
Montmartre.
(Source Wikipedia)
Yves
GANDON (1899 - 1975)
À la
fois poète, romancier, journaliste et
critique littéraire, Yves Gandon publia son
premier recueil de poèmes, Ventres de
Guignol, en 1922. Jusqu’en 1950, quatre
volumes de poésie furent édités, dont le
plus connu est Blason de la mélancolie
(1933). Son œuvre romanesque est
particulièrement marquée par Le Pré aux
Dames, « chronique romanesque de la
sensibilité française » en douze volumes
(1942-1966), qui dresse un vaste panorama à
travers le regard privilégié de personnages
féminins. Yves Gandon a écrit plusieurs
essais, dont Le Démon du style (1938), Du
style classique (1972), et des essais
historiques (En pays singulier, 1949 ;
L’Extrême-Orient sans étoile rouge, 1958 ;
L’Amérique aux Indiens, 1960). Il fut
également président de la Société des Gens
de lettres de 1957 à 1959, président du
P.E.N. Club français en 1967.
(Source Wikipedia)
Kléber
HAEDENS (1913-1976)
Kléber Haedens fut un «écrivain du bon
plaisir». Amoureux du foie gras, du bel
canto et de la tauromachie, chantre du
ballon ovale et mousquetaire de la critique,
il eut pour frères d'armes Roger Nimier,
Paul Morand, Antoine Blondin ou Michel Déon.
Ses romans - Salut au Kentucky, Adios, L'été
finit sous les tilleuls - échappent aux
modes livresques et son Histoire de la
littérature française est une fraîche
promenade au jardin des lettres. Surnommé
par Blondin «le fratriarche», il vécut les
nuits montparnassiennes avant de quitter, en
1953, Paris, «cette minuscule marmite», pour
les délices de la province toulousaine.
Ennemi du «littérairement correct», il
fustigea les œuvres grises et le désespoir
érigé en dogme et écrit: «Il faut faire ce
que l'on veut, dans les romans comme dans la
vie.»
(Source Wikipedia)
Paul
GORDEAUX (1891-1974)
Paul
Gordeaux, né Philippe Gordolon, Officier de
la Légion d'honneur est un journaliste,
historien, critique dramatique et homme de
lettres français, il est né le 4 avril 1891
à Nice et mort dans la même ville le 4 mars
1974. Académicien de l'humour, il est aussi
auteur de revues, d’opérettes, de comédies,
créateur des bandes dessinées verticales
pour France Soir, Le crime ne paie pas et
Les Amours célèbres.
Créateur du mot « bla-bla-bla », « blabla »
ou « blablabla ».
(Source Wikipedia)
Raymond
SOUPLEX (1901-1972)
Fils
d'un fonctionnaire de l'assistance publique,
et le cadet d'une famille de quatre enfants,
il tente de rentrer au conservatoire en
1920, mais il échoue. En parallèle à ses
études de droit au lycée Louis-le-Grand et à
son premier emploi de clerc, il compose des
chansons et écrit des sketches au cours des
années 30.
Il
devient chansonnier et tourne dans des
cabarets et cafés-théâtres parisiens, dont
le Caveau de la République et le Théâtre des
Deux Ânes. C'est durant cette période qu'il
rencontre Jane Sourza qui devient sa
complice pendant de nombreuses années et non
sa compagne comme on a pu le croire
longtemps.
Dès
1935, il participe aux émissions
radiophoniques de Radio Cité avec Noël-Noël,
Saint-Granier et Jane Sourza. Avec cette
dernière, il interprète le rôle d'un
clochard philosophe dans l'émission
humoristique « Sur le banc ». De cette
émission sera tiré en 1955 le film du même
nom de Robert Vernay ou il tient le rôle
principal du clochard.
Durant la seconde guerre mondiale, Raymond
Souplex continue à se produire, par exemple
au Théâtre de Dix-Heures, au Théâtre des
Deux Ânes, ou sur Radio Paris. Il participe
aussi, avec d’autres artistes comme Fréhel
et Lys Gauty, à une tournée dans les usines
du IIIème Reich où travaillent de nombreux
Français du STO. Ce qui lui vaudra un blâme
à la libération. Après la guerre, il reprend
son émission "Sur le banc" sur l'antenne de
Radio Luxembourg de 1949 à 1963.
Sa
carrière cinématographique démarre en 1939,
avec le film Sur le plancher des vaches de
Pierre-Jean Ducis avec Noël-Noël, alors que
Raymond Souplex a déjà une certaine
popularité.
En
1940, dans Les surprises de la radio de
Marcel Paul, il joue son propre rôle au
milieu d'autres grandes vedettes de
l'époque.
Il
faut attendre la Libération pour revoir
Souplex sur les écrans. En 1948,
Henri-Georges Clouzot l'engage dans
« Manon » aux côtés de Cécile Aubry, Serge
Reggiani et Michel Bouquet.
En
1957, Claude Loursais le choisit pour
devenir l'acteur principal de la série
télévisée policière française Les Cinq
Dernières Minutes, où il incarne
l'inspecteur (puis commissaire en 1965)
Antoine Bourrel.
L'acteur et son personnage sont restés
fameux en raison de l'exclamation : « Bon
dieu ! Mais c'est bien sûr ! », entendue à
la fin de chaque épisode lorsque la
résolution de l'énigme s'impose à
l'enquêteur et que celui-ci s'adresse
directement au téléspectateur pour l'inviter
à le suivre dans ses raisonnements. Il
compose personnellement son personnage : la
coupe à la brosse et la moustache
(postiche), la gabardine, le nœud papillon,
le chapeau rond. La collaboration avec
Claude Loursais dure 56 épisodes de 1958 à
1972.
Bourrel est secondé dans la série par Jean
Daurand : l'inspecteur Dupuy. Raymond
Souplex jouera durant cette fameuse série
avec bon nombre d'acteurs célèbres ou
devenus célèbres : Françoise Fabian, Ginette
Leclerc, Serge Gainsbourg, Pierre Brasseur,
Henri Virlogeux, Bernard Fresson, Henri
Crémieux, Jacques Monod, Yves Rénier, Henri
Tisot, Gérard Hernandez, Marcel Bozzuffi,
Michel Bouquet, Marthe Mercadier, Raymond
Gérôme, Jean-Pierre Cassel...
L'acteur décède des suites d'un cancer du
poumon à l'âge de 71 ans, pendant le
tournage du 56e épisode : « Un gros pépin
dans le chasselas ». Cet épisode n'étant pas
achevé, Claude Loursais et Claude-Jean
Bonnardot décident d'introduire un juge
d'instruction flanqué d'un greffier et
d'user d'un artifice scénaristique pour
compléter le tournage. Le juge est joué par
Jacques Bouvier. Cet épisode sera diffusé le
7 novembre 1973.
Raymond Souplex est inhumé dans l'agréable
mais peu connu, cimetière de Gentilly. Un
square du dix-huitième arrondissement de
Paris, arrondissement où il a longtemps
habité, au coin des rues Montcalm et
Marcadet, porte son nom.
Perrette Souplex est la fille de Raymond
Souplex. Actrice elle-même, elle a joué le
rôle de « Perrette Bourrel » dans l'épisode
« Le dernier cri » en 1996, un des derniers
de la série.(Source Wikipedia)
André
Warnod (1885-1960)
Né
à Giromagny le 24 avril 1885 et mort à Paris
le 10 octobre 1960, écrivain, critique d'art
et dessinateur.
André Warnod fut le premier à lancer
l'appellation École de Paris dans un article
de Comoedia publié le 27 janvier 1925 et
qu'il reprit en octobre de la même année en
introduction de son livre Les Berceaux de la
jeune peinture.
(Source Wikipedia)
Henri
JEANSON (1900-1970)
Il
naît le 6 mars 1900, à Paris, d'un père
instituteur. En 1917, après divers petits
métiers (futur pacifiste, il occupe ainsi un
rôle de figuration de soldat dans une carte
"porte-bonheur" pour un marchand de cartes
postales...).
Il
devient journaliste au journal « La
Bataille », organe de la CGT. Remarqué pour
sa plume redoutable, il est journaliste dans
les années vingt et intervient comme
reporter, comme interviewer ou critique de
cinéma, et se distingue par la virulence de
son style et un goût prononcé pour la
polémique.
Il
travaille dans divers journaux dont le
« Journal du peuple », les « Hommes du
Jour », le « Canard enchaîné », où il défend
le pacifisme intégral.
En
avril 1932, il se fait remarquer par sa
célèbre apostrophe au préfet de police Jean
Chiappe parue dans les Hommes du Jour
d'Henri Fabre. Le titre était Little flic
Quiappe, préfet sur talonnettes. Il y
ajoutait le post-scriptum suivant :
« Lorsque j'ai déménagé, j'ai envoyé à M.
Quiappe la carte suivante : Henri Jeanson,
14, rue de la Fontaine, Auteuil 33-12. Et
j'ai ajouté de ma main sur cette carte :
Pour tous renseignements s'adresser à la
concierge. Au cas où, selon sa louable
habitude, M. Quiappe voudrait, soit mettre
de la coco dans mes poches, soit me
compromettre dans j'ignore quelle affaire,
il sait où me trouver : 14, rue La Fontaine,
2e étage à droite. La sonnette fonctionne. »
Il
démissionne du Canard enchaîné en 1937, par
solidarité avec Jean Galtier-Boissière.
Il
est condamné en juillet 1939 à 18 mois de
prison pour avoir publié dans SIA
(Solidarité Internationale Antifasciste), le
périodique fondé en novembre 1938 par Louis
Lecoin, un article dans lequel il félicitait
Grynspan Herdsel Feibel pour son attentat
contre Von Rath, conseiller à l'ambassade
d'Allemagne à Paris. Il est arrêté, en
novembre 1939, alors qu'il a déjà rejoint
son régiment à Meaux, pour des articles
parus en mars et août 1939 et pour avoir
signé le tract de Louis Lecoin « Paix
immédiate ». Le 20 décembre 1939, il est
condamné par un tribunal militaire à 5 ans
de prison pour « provocation de militaires à
la désobéissance ».
Jeanson était en prison pour ses écrits
pacifistes, et ce quelques jours avant
l'entrée des Allemands à Paris. Sa levée
d'écrou est obtenue par César Campinchi,
avocat et ministre. Il ne quitta pas Paris
et entra en contact avec un mandataire des
halles, M.Capgras, et se vit confier en août
1940, la rédaction en chef d'Aujourd'hui, un
journal « indépendant ». Le premier numéro
sortit le 10 septembre 1940. En novembre
1940, les autorités allemandes sommèrent le
polémiste de prendre publiquement position
contre les juifs et en faveur de la
politique de collaboration avec l'État
français. Henri Jeanson démissionna, puis
retourna en prison. Il fut libéré quelques
mois après, suite à l'intervention de son
ami Gaston Bergery, néoradical passé à la
collaboration par ultra-pacifisme. Interdit
désormais de presse et de cinéma, il
travaille au noir, écrivant des dialogues de
films qu'il ne signe pas. Avec Pierre
Bénard, il participe à l'élaboration de
feuilles clandestines, et manque d'être
encore une fois arrêté en 1942. Il restera
dans la clandestinité jusqu'à la Libération.
Ce
parcours illustre les contradictions et
compromissions du pacifisme intégral : la
volonté d'aboutir à une entente avec
l'Allemagne pour éviter la guerre, sut se
transformer, après la défaite en désir de
« coexistence » correcte, voire en offre de
service. Le journal Aujourd'hui était loin
d'être innocent dans sa chasse aux
responsables de la défaite, dans le recours
au mythe du coup de balai purificateur, dans
son anglophobie. Il entrait en résonance
avec le discours du maréchal Pétain, et dans
le sens de la propagande allemande.
Malgré son parcours pendant la guerre, il
retrouva la rédaction du Canard enchaîné à
la Libération. Il reprend alors son métier
de journaliste (au « Crapouillot », au
« Canard enchaîné », à « Combat », à
« l'Aurore »). Il part de la rédaction du
Canard enchaîné en avril 1947, suite à un
article coupé sur le sujet « Aragon, Elsa
Triolet, Maurice Thorez et les
communistes ». Ce départ fut l'occasion
d'éclats, et de règlements de comptes dans
la presse. Il revint ensuite au journal, et
publia des articles dans le Canard enchaîné
(où il signait ses philippiques du
pseudonyme d'« Huguette ex-Micro ») jusqu'en
1970. Il participe à « Cinémonde » . De 1967
à 1970, il est critique de télévision pour
le quotidien L'Aurore.
Il
fut redouté dans le monde des arts et de la
politique pour ses formules assassines. Il a
également mené, en avant garde, de grands
combats politiques (pacifisme,
anticolonialisme, défense de la liberté
d'expression), tout en demeurant toujours un
homme libre.
Henri Jeanson a abandonné le cinéma en 1965
pour se consacrer au journalisme polémique
et à la rédaction de ses mémoires, qui
seront publiés sous le titre 70 Ans
d'adolescence, quelques mois après sa mort.
Il est mort à Équemauville, près de Honfleur
(Calvados) le 6 novembre 1970.
(Source Wikipedia)
Jean
SENNEP (1894-1982)
Jean
Sennep (ou Jehan Sennep), de son vrai nom
Jean-Jacques Pennès, (1894-1982) était un
dessinateur de presse et un caricaturiste
français.
Il
est considéré comme un des plus grands
illustrateurs de la presse française. Homme
de droite ayant toujours clairement affiché
son anti-communisme dans ses dessins, il a
collaboré à de nombreux journaux, dont
Candide et Le Figaro. Il a illustré
plusieurs pamphlets anti-républicains de
Léon Daudet (de l'Action française) au début
des années 30. Les caricatures de Léon Blum
qu'il dessine à cette époque sont
particulièrement connues. Cependant, lorsque
Cabrol, dessinateur communiste, sera attaqué
par Hitler suite à une caricature dans un
journal luxembourgeois, il soutiendra son
confrère. En 1941, il se rallie à De Gaulle.
Il a influencé beaucoup de caricaturistes,
notamment Jean Effel et Jacques Faizant. Il
participe brièvement au Canard enchaîné à la
Libération. Jusqu'à son départ en retraite,
en 1967, il est le dessinateur attitré du
Figaro. Pendant plusieurs années et au moins
jusqu'à la fin des années 70, l'hebdomadaire
royaliste « Point de Vue - Images du Monde »
publie dans chaque numéro une caricature de
Sennep.
Son
style de caricature est très scholastique :
précieux, au trait élégant, les
caractéristiques des personnages sont
exagérées à l'extrême ; les gros sont
énormes, les maigres sont filiformes et
souvent, les personnages (majoritairement
des politiques) ont des difformités qui
rappellent leur fonction ou un fait
d'actualité qui les touche. Ainsi
n'hésite-t-il pas, par exemple, à
transformer en champignon nucléaire
Jean-Jacques Servan-Schreiber pour se moquer
du combat de ce dernier contre les essais
nucléaires français dans les années 70.
(Source Wikipedia)